Timike alias Le Petit Dernier a vu le jour en Guadeloupe, mais c’est près de Paris qu’il grandira. Chanteur des Mister Gang, il parcourt le monde pendant quatre ans pour donner les concerts explosifs qui firent la renommée du groupe. Les tournées marathon entamées avec le Gang satisferont l’immense désir d’un homme gorgé de soleil, intensément avide de rencontres et d’échanges. Lors d’une de ces aventures, il sera amené à partager la vie des Kanaks en Nouvelle-Calédonie. Véritable retour aux sources, cette expérience lui permettra d’apprendre beaucoup de choses sur lui-même. Il en rapportera le titre Le Sage. Cet infatigable explorateur des multiples contrées musicales continuera pourtant seul sa route. Constamment à la recherche d’un idéal artistique où ses influences pourront s’exprimer sans se nuire, il continue à les nourrir à travers de nombreuses collaborations avec le trio trip-hop islandais Gus Gus, 100g de Têtes, ou encore K2R Riddim, comme il l’avait fait auparavant avec le groupe de métal Nothing. C’est après tous ces voyages, toutes ces expériences, que Timike se trouvera. L’objet de sa quête était tout simplement là, au bout de sa guitare. Avec elle, à sa manière de la faire parler, de la caresser, de la faire résonner, de la transformer tour à tour en percussion, grosse caisse ou basse, il trouvera cet équilibre tant recherché : entre soul et reggae, funk et folk, à l’endroit où se rencontrent les chansons de Ménilmontant et les rythmes chaloupés de Pointe-Noire. C’est « là-bas dans sa campagne », là bas dans son cœur vaste « comme ça » qu’il a trouvé son Graal. Ainsi est né Le Petit Dernier. Timike s’en va alors parcourir les salles, bars et autres festivals de France et de Navarre, effectuant de nombreuses premières parties prestigieuses, la guitare en bandoulière (Cali, Mathieu Boogaerts, La Rue Ketanou, Tété, Dobacaracol, Tryo sur les Zéniths, Anis). Au final, c’est après plus de 200 concerts au cours desquels il aura longuement affiné, arrangé et réfléchi à la juste mesure de ses titres qu’il décidera de concrétiser son travail sur un album. Cette fois, c’est à lui d’inviter d’autres artistes : Jean-Philippe Dary (clavier et co-réalisateur artistique de l’album avec Timike), Pascal Mikaelian (harmoniciste entre autre de Pascal Verbeke) sur le fougueux Le Sage ainsi que sur Partir, Riton de K2R Riddim à la contrebasse sur le reggae coloré Au revoir Jules et sur Ma mère ou encore La Sexion sur Une journée sans vous. Entre une ballade aux airs de bossa (Ma Mère), les tendres mélodies d’ Elo-dit, les rythmiques tziganes de A nos 20 ans ou les vibrations créoles de Zoizo en liberté, Timike chante ces sentiments, ces émotions ou ces joies que peuvent offrir l’autre si la porte lui reste ouverte. Un album riche et généreux, empli de fraîcheur, de soleil et de sincérité, un univers propre qui est tout simplement le reflet du « grand Timike ».
