Son nom bien qu’imprononçable, (le diable de la forêt en allemand), ne veut pas la lâcher : son aïeul Emile Waldteufel - grand compositeur de valses - se retournerait dans sa tombe ! « Il suffit d’ôter le D - nous dit-elle rassurante - celui de désabusée, mais surtout pas de décontractée avec lequel on peut toujours jouer pour dire à la réalité d’aller se laver les pieds ! ». Imaginez la fille légitime qu’auraient eue Gaston Lagaffe et la Belle au bois dormant, donnez-lui une voix frêle et émouvante aux accents de Barbara agrémentée d’un ton sarcastique à la Juliette. Plongez-la dans un bain de chanson française et de musique classique agrémenté de rythmes latino-picards et vous obtiendrez : Katrin’Wal(d)teufel. À chanteuse hors norme, instrument hors norme : un violoncelle. Elle entretient avec ce dernier des rapports conflictuels à tel point qu’on se demande qui est le plus égocentrique des deux ! L’étonnement curieux d’un visage de lutin vous saisit, la « pétillance » du regard ne vous lâche plus, la sincérité de l’échange en public vous enchante. Le mélange suave et frais du violoncelle et de la voix vous fait voyager sur une vague de douce et charmante folie. Au pays de la Katrin’ on vibre, on pleure, on rit… Gageons que vous n’entrerez pas sans frapper, que vous ne resterez pas sans rien faire et que vous ne partirez pas sans rien dire. Vous voici en compagnie d’une chanteuse déjantée accompagnée d’un violoncelle égocentrique et réciproquement !